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	<title>--- ONE&#124;WORLD PROJECT ---</title>
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	<description>Le monde par la route</description>
	<pubDate>Wed, 07 Jan 2009 09:19:03 +0000</pubDate>
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		<title>Varanasi</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jan 2009 09:19:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>G</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Carnets]]></category>

		<category><![CDATA[Inde]]></category>

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		<description><![CDATA[Samedi 27 décembre :
Réveil à 6h, le type de mon hôtel m’a dit qu’il y avait un train qui partait à 6h40 pour Varanasi. Je boucle rapidement mon sac, rend la clé à la réception et me dirige vers la gare. Malgré l’heure matinale, elle est déjà bondée et je me fraie un chemin tant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Samedi 27 décembre :</strong></p>
<p>Réveil à 6h, le type de mon hôtel m’a dit qu’il y avait un train qui partait à 6h40 pour Varanasi. Je boucle rapidement mon sac, rend la clé à la réception et me dirige vers la gare. Malgré l’heure matinale, elle est déjà bondée et je me fraie un chemin tant bien que mal vers les quais. Le problème en Inde est que les trains ne portent pas le nom de leur destination mais un nom bidon du style “Udyan express”.</p>
<p>Il doit bien y avoir un moyen de savoir où vont ces fichus trains mais avec tous les panneaux écrits en hindi et les guichets parlant anglais pas encore ouverts à cette heure ci, je suis assez perplexe. Il est déjà 6h35 et mon train part dans 5 minutes. Je repère un train partant à 6h40, montre mon billet à un passager qui d’un mouvement bizarre de tête semble me dire que je suis au bon endroit et je monte dedans sans être sur de mon coup.</p>
<p>La bonne nouvelle, c’est que comme le train démarre de Gorakhpur, il n’est pas encore trop bondé et il y a encore de la place pour que je m’assoie. Je m’installe donc et le train quitte la gare pour 6 longues heures de trajet en espérant que je sois sur la bonne ligne. Le train s’arrête toutes les 5 minutes dans des gares qui ne sont rien d’autre qu’un quai au milieu de nulle part et se remplit petit à petit. On roule portes ouvertes, les vendeurs montant et descendant au fil des stations tandis que le train est maintenant bondé et que les gens s’entassent dans les allées après s’être entassés autant que possible sur les sièges.</p>
<p>Après 6h de trajet, il est pratiquement 13h quand on arrive finalement à Varanasi. J’étais donc dans le bon train ! A ma sortie du train, je suis assailli par une horde de rabatteurs, réputés pour être les pires de toute l’Inde. Je leur échappe tant bien que mal et prends un rickshaw en direction de l&#8217;hôtel que j’ai repéré dans le lonely planet. Le problème est que l’hôtel se trouve dans la vieille ville dont les rues larges de 1m50 sont interdites à la circulations et s’avèrent être un véritable labyrinthe en plus d’être un vrai dépottoir.</p>
<p>Le rickshaw me laisse donc à une entrée de la vieille ville et je continue avec mon sac sur le dos à chercher sans succès mon hôtel. Je me perds dans le labyrinthe et finis par trouver une sortie puis reprends un rickshaw qui m’amène à une autre porte et me résine à suivre un rabatteur pour me mener à mon hôtel même si je sais très bien que sa commission gonflera le prix de ma chambre.</p>
<p>On finit par trouver l’hôtel qui est bien sur complet puis je suis mon rabatteur qui me mène à un deuxième hôtel où je trouve de la place sans que le prix ne soit excessif. En fait, à Varanasi les chambres les moins chères sont aux premiers étages puis le prix grimpe avec l’altitude pour des chambres strictement identiques mais bénéficiant de lumière naturelle et d’une vue sur le Gange pour les plus hautes. Je choisis une chambre au premier étage dont l’unique fenêtre donne sur le bâtiment voisin rendant impossible tout apport de lumière.</p>
<p>Heureusement, l’hôtel bénéficie d’un restaurant sur le toit avec une large terrasse ensoleillée bénéficiant de larges vues sur les toits de la ville et le Gange. Je m’y installe et y passe le reste de l’après-midi, n’ayant pas franchement de courage d’aller affronter la foule de la ville. J’en profite pour me mettre à jour dans mes récits et rattrape mon retard accumulé au Népal.</p>
<p><strong>Dimanche 28 décembre :</strong></p>
<p>Après avoir pris un petit déjeuner tranquille sur mon toit terrasse, je pars faire un tour dans la ville. Je traverse la vieille ville en me frayant un chemin dans le labyrinthe entre la foule, les vaches, les détritus et les motos pour essayer d’en sortir puis je me retrouve dans l’enfer de la circulation et des rabatteurs en tous genres. Incredible India !</p>
<p>Je prends la direction des ghats, les rives du Gange où les hindous viennent se purifier où jeter les cendres de leurs morts dans l’un des fleuves les plus pollués au monde. Il y règne une grande agitation et tout le monde essaie de me vendre un tour en bateau sur le fleuve. Je résiste et observe simplement la scène, je commence à apprécier l’Inde.</p>
<p>Après les ghats, je fais simplement un tour dans la ville en marchant au hasard des rues pendant 2 heures. Il est 15h quand je décide de rentrer sur mon toit terrasse, exténué par tant d’agitation. Les enfants jouent avec des cerfs volants sur les toits de la ville. Plusieurs centaines de losanges colorés s’agitent dans le ciel tandis que les singes, véritable fléau dans la ville, sautent de toit en toit, chassés à grands coups de bâton.</p>
<p>Le coucher de soleil est magnifique sur le Gange et la vue paisible depuis les toits tranche de manière radicale avec la réalité de la rue.</p>
<p><strong>Lundi 29 décembre :</strong></p>
<p>Des fois, il vaudrait mieux que je me garde mes bonne idées plutôt que de les mettre en action. Lisez plutôt :</p>
<p>C’est donc aujourd’hui que je quitte Varanasi pour Bombay. Vu que je ne dispose pas de beaucoup de temps en Inde et que le train  couchette de 27h était déjà complet, j’ai réservé un billet d’avion pour faire le trajet et ainsi économiser du temps.</p>
<p>Vers midi donc, je fais mon checkout à l&#8217;hôtel, trouve la sortie de la vieille ville et pars à la recherche d’un rickshaw pour me conduire à l’aéroport. C’est évidement toujours quand j’en ai besoin qu’il n’y en a pas alors que hier ils s&#8217;arrêtaient tous quand je n’en avais pas besoin. J’en trouve finalement un après 5 minutes de marche et négocie un prix pas trop mauvais pour les 22 kilomètres me séparant de l’aéroport.</p>
<p>Nous voilà donc partis pour une heure de route dans un trafic infernal. J’ai du temps devant moi, mon avion est à 16h, tout va bien. Arrivé à l’aéroport et après avoir déjoué la tentative du chauffeur de me faire payer le parking en bonus, je découvre un magnifique aéroport du style vieux bâtiment d’aéroport de campagne. L’aventure peut commencer !</p>
<p>Les écrans m’informent de la première mauvaise nouvelle du jours, mon avion est retardé de 4 heures comme à peur près tous les autres. Je suis ravi mais prends mon mal en patience dans ce terminal où il n’y a strictement rien à faire si ce n’est s&#8217;asseoir et attendre. Il est 13h30, mon avion est maintenant prévu à 20h…</p>
<p>Une demi heure plus tard, nouveau rebondissement, de 20h on passe à 21h30… On est plusieurs touristes dans le lot et on va voir au bureau de la compagnie (SpiceJet, voyage épicé garanti). En fait, le problème n’est pas ici mais à Delhi. Il y a depuis ce matin un épais brouillard empéchant les avions de décoller et notre avion venant de Delhi est toujours bloqué là bas.</p>
<p>Le personnel bien aimable ne peut malheureusement rien faire pour nous. Pour couronner le tout, notre avion qui était sensé faire escalade à Delhi et continuer vers Bombay ne continuera pas après son escale. On devra attendre à Delhi le prochain avion pour Bombay demain à 4h50 du mat’… une bonne nuit en perspective !</p>
<p>On prend donc notre mal en patience. Finalement ils commencent l’enregistrement vers 17h ce qui nous permet de nous décharger de nos sacs puis l’avion arrive finalement à 21h30 et vers 22h nous décollons enfin en direction de Delhi.</p>
<p>1h30 plus tard nous voilà à Delhi. On récupère nos bagages et retournons à l’enregistrement. Il est maintenant presque minuit. L’enregistrement n’a bien sur pas encore commencé et le brouillard envahi de nouveau l’aéroport. On a 5 heures à tuer et rien à faire dans ce terminal domestique à peine mieux que celui de Varanasi.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="606" height="406" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="&amp;offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612231800292%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612231800292%2F&amp;set_id=72157612231800292&amp;jump_to=" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=63961" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="606" height="406" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=63961" allowfullscreen="true" flashvars="&amp;offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612231800292%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612231800292%2F&amp;set_id=72157612231800292&amp;jump_to="></embed></object></p>
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		<title>Photos : Bombay</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 10:52:02 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Inde]]></category>

		<category><![CDATA[Photos]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="606" height="406" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="&amp;offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612181523949%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612181523949%2F&amp;set_id=72157612181523949&amp;jump_to=" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=63961" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="606" height="406" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=63961" allowfullscreen="true" flashvars="&amp;offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612181523949%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612181523949%2F&amp;set_id=72157612181523949&amp;jump_to="></embed></object></p>
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		<title>Photos : Varanasi</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 10:50:27 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Inde]]></category>

		<category><![CDATA[Photos]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="606" height="406" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="&amp;offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612231800292%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612231800292%2F&amp;set_id=72157612231800292&amp;jump_to=" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=63961" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="606" height="406" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=63961" allowfullscreen="true" flashvars="&amp;offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612231800292%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157612231800292%2F&amp;set_id=72157612231800292&amp;jump_to="></embed></object></p>
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		<title>Namaste India !</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 10:27:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>G</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Edito]]></category>

		<category><![CDATA[Inde]]></category>

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		<description><![CDATA[Bonjour à tous, joyeux Noël et bonne année !
J&#8217;ai finalement quitté le Népal il y a une semaine et je suis arrivé en Inde par la route. J&#8217;ai d&#8217;abord rejoint Gorakhpur après une journée de route depuis Pokhara où j&#8217;ai passé la nuit dans un de ces légendaires hotels de la gare, un taudis où [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous, joyeux Noël et bonne année !</p>
<p>J&#8217;ai finalement quitté le Népal il y a une semaine et je suis arrivé en Inde par la route. J&#8217;ai d&#8217;abord rejoint Gorakhpur après une journée de route depuis Pokhara où j&#8217;ai passé la nuit dans un de ces légendaires hotels de la gare, un taudis où les chambres ressemblent à des cellules de prison. Le lendemain, j&#8217;ai pris le train pour Varanasi où je suis arrivé après 6h de voyage sans savoir si j&#8217;étais monté dans le bon train. Il faut savoir qu&#8217;en Inde les trains portent tous des noms qui n&#8217;ont rien à voir avec la destination (du style koyna express) et que savoir où e rend un train est quasi mission impossible.</p>
<p>Varanasi est donc la ville au bord du Gange où les hindous viennent faire brûler le corps des morts avant d&#8217;en disperser les cendres dans le fleuve. J&#8217;y ai passé deux jours sympas malgré la frénésie rénant dans la ville comme partout ailleurs en Inde. Amateurs de repos, passez votre chemin…</p>
<p>Les aventures rocambolesques auraient pu s&#8217;arrêter là après ces 3 premiers jours indiens où je n&#8217;ai pas été ménagé. J&#8217;avais en effet tout prévu : prendre l&#8217;avion pour Bombay. Il y a des jours où il vaudrait mieux que je garde mes bonnes idées pour moi. En gros, il m&#8217;a fallu 27h pour aller de Varanasi à Bombay. 3h30 de vol et 23h30 d&#8217;attente à Varanasi puis à Delhi. C&#8217;était le bordel sur tout le réseau indien à cause d&#8217;un épais brouillard qui empéchait les avions de décoller à Delhi… la joie !</p>
<p>Je suis finalement arrivé à Bombay hier après midi. Je vous écris depuis une terrasse en face de la mer, à deux pas des désormais tristement célèbres Taj Mahal palace et café Léopold.</p>
<p>Demain je quitte la ville à la recherche d&#8217;un peu de calme. Si tout va bien je devrais aller à Kamshet, à 3h de Bombay dans une guesthouse au milieu de la nature qui fait aussi école de parapente. Avec un peu de chance je vais pouvoir voler ici et passer quelques jours au calme avant de rejoindre Madras d&#8217;où je prends l&#8217;avion pour la Thailande le 10 janvier.</p>
<p>A bientôt !</p>
<p>G</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Parapente - part 4</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 10:08:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>G</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Carnets]]></category>

		<category><![CDATA[Népal]]></category>

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		<description><![CDATA[Lundi 1er décembre :
Après 8 jours d’attente, je peux enfin voler ! Non pas que ma voile soit arrivée mais le cours initiation est fini et il y a une aile disponible pour moi en attendant que la mienne arrive.
On s’est donc fixé rendez vous avec Billy pour aller voler ensemble. C’est notre premier vol [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lundi 1er décembre :</strong></p>
<p>Après 8 jours d’attente, je peux enfin voler ! Non pas que ma voile soit arrivée mais le cours initiation est fini et il y a une aile disponible pour moi en attendant que la mienne arrive.</p>
<p>On s’est donc fixé rendez vous avec Billy pour aller voler ensemble. C’est notre premier vol sans radio et sans moniteur, l’objectif est donc de faire un vol simple pour se mettre en confiance et pour reprendre ses repères après 8 jours de break.</p>
<p>On monte donc avec la navette jusque Sarangkot, on laisse partir les tandems puis on se prépare tranquillement pour le plouf du matin. Décollage, vol, atterrissage, tout se passe bien et on remonte direct pour un second puis un troisième vol.</p>
<p>Je croise Patrick en rentrant à l’école qui m’annonce la bonne nouvelle : ils ont réussi à me trouver une aile pour l’expé, je peux donc participer ! Départ demain à 7h du mat’ !</p>
<p><strong>Mardi 2 décembre :</strong></p>
<p>Maintenant que je n’ai plus droit aux klaxons à 6h du mat’ grâce à ma nouvelle guesthouse, le réveil matinal est plus dur qu’avant ! Comme pour Korchon, on se retrouve à l’école pour le départ de l’expé.</p>
<p>On sera moins nombreux cette fois-ci. Vu qu’on ne doit pas marcher, pas besoin d’une caravane de porteurs. Tout le monde embarque donc dans le minibus et c’est parti pour 2h de route pour rejoindre notre première étape.</p>
<p>L’équipe est majoritairement francophone, il y a David et Patrick pour encadrer, Babu et d’autres pilotes népalais de Blue Sky à l’intendance, Billy et moi comme jeunes pilotes, 3 autres élèves en cours de formation et un groupe de français en stage au Népal avec leur moniteur, sa femme, ses deux bébés et leur nounou népalais !</p>
<p>On prend donc la direction du sud dans la vallée qui file vers Sunauli et la frontière indienne. Après 2h et 60km parcourus, c’est notre terminus pour le van et aussi l’heure du Dhal Bhat matinal dans un petit resto pendant que David organise les trois 4&#215;4 qui vont nous permettre de poursuivre.</p>
<p>Le Dhal Bhat dans l’estomac et après une séance mémorable de popsage de bouteilles de coca en envoyant des capsules partout dans le resto, on embarque dans les trois 4&#215;4 et on quitte la vallée pour commencer l’ascension vers le décollage sur une piste exécrable.</p>
<p>On est secoués dans tous les sens et le moteur indien rugit mais nous montons petit à petit et finissons par rejoindre Sirkot au sommet de la colline après 2h30 de calvaire. Aussitôt débarqués, on est assaillis par une centaine d’écoliers sortant de nulle part, curieux de voir ces curieux parapentistes.</p>
<p>Il faut s’organiser pour réussir à s’installer. David et les Népalais concentrent les enfants derrière une corde posée au sol faisant office de barrière et nous déchargeons tout le matériel d’intendance puis montons les tentes.</p>
<p>Le camp prêt, il est temps de voler ! Il est 13h, les conditions semblent bonnes, on a tout le temps de se faire un vol tranquille pour découvrir le coin avant le grand vol de demain. David assure le show et faisant le fou au sol avec une aile pour amuser les enfants puis nous décollons.</p>
<p>Je fais un chouette vol de 45 minutes en essayant de monter dans les thermiques avant d’aller me poser dans la vallée, dans un grand champ le long de la rivière. Quasi tout le monde pose là et les jeeps qui étaient redescendues entre temps viennent nous chercher. On se refarcit les 2h30 de calvaire et on remonte à Sirkot où nous attendent ceux qui ont reposé au déco qui sont en train d’aider Babu à la cuisine.</p>
<p>Comme à Korchon, Babu assure à l’intendance. Thé, pop-corns et croupouks nous accueillent pour l’apéro, suivis par une soupe aux légumes, un Dhal Bhat et un méga punch rhum ananas. On mange autour du feu, toujours sous le regard des écoliers bien curieux qui se régalent de pop corns et nous accompagneront jusqu’à notre coucher.</p>
<p>Il est 22h quand on finit par aller se coucher. Il ne fait pas très froid ici, je décide donc de bivouaquer plutôt que de dormir sous tente et m’installe dans ma voile pour me protéger de l’humidité.</p>
<p><strong>Mercredi 3 décembre :</strong></p>
<p>Je suis réveillé par le soleil ce matin. Grâce à mon sac de couchage et ma voile, j’ai bien dormi et j’ai échappé à l’humidité. Les népalais sont déjà à l’oeuvre pour organiser le petit déjeuner tandis que les autres pilotes émergent calmement.</p>
<p>Babu nous prépare pop-corns, tartines, dhal bhat et boissons chaudes. Tout le monde y trouve son compte et fait le plein d’énergie avant la journée qui s’annonce. Après avoir rangé le campement, David nous fait le briefing pour le vol et chacun prépare son matériel pour être prêt à décoller dès que les conditions seront bonnes.</p>
<p>Le but est clair : il faut monter dans les thermiques et prendre un maximum d’altitude pour pouvoir traverser la vallée jusqu’à la prochaine montagne où il faudra de nouveau jouer avec les thermiques pour franchir la prochaine vallée et ainsi de suite jusque Pokhara pour les meilleurs. 35 km nous séparent de la ville, le minibus repêchera dans la vallée ceux qui doivent poser parce qu’ils n’ont pas su attraper les thermiques.</p>
<p>Le matos prêt, on se relaxe en attendant le début du vol. Vers midi, le signal est donné ! David décolle en biplace avec une des françaises (qui elle est assurée de rentrer à Pokhara vu le pilote) et on décolle après lui. J’attrape les premiers thermiques, monte et avance progressivement. Au bout d’une petite heure de vol je vais me poser dans la vallée vu que je n’ai plus assez d’altitude et je rejoins 4 autres pilotes déjà posés.</p>
<p>Je suis content de mon vol qui, à mon niveau est déjà une réussite. Les autres continuent à transiter vers Pokhara pendant que nous récupérons le minibus et nous dirigeons vers la ville. J’ai gardé ma radio allumée et essaie de localiser ceux qui se sont posés plus loin. On en récupère deux, puis trois autres, puis on fait demi tour pour récupérer Johnny et Kyla qu’on croyait posés plus loin et on avance comme ça petit à petit vers Pokhara.</p>
<p>C’est vers 16h qu’on est finalement de retour à l’école. 5 pilotes ont réussi à revenir jusqu’à l’école en volant et nous attendent, bien contents d’avoir réussi leur cross country. Pour l’heure, il est temps d’aller prendre une douche et on se fixe rendez vous pour manger ce soir à la steak house tous ensemble.</p>
<p><strong>Jeudi 4 au mardi 23 décembre :</strong></p>
<p>Comme j’attends mon parapente qui est toujours bloqué en douane, je reste à Pokhara pour voler et prendre de l’expérience. Il y a un petit groupe de pilotes qui sont toujours là même si beaucoup sont maintenant rentrés en Europe. Je vole pas mal avec Cyrille, Bruno et Alexis, trois français, Anita, une suisse, Kian, un anglais francophone et Marc, un belge.</p>
<p>Pendant presque 3 semaines, on vole tous les jours sauf 3 jours nuageux qui étaient involables et je fais quelques vols de plus d’une heure dont un de deux heures. Je prends de l’assurance et apprécie de plus en plus mes vols. Je m&#8217;entraîne pour le décollage face voile, je teste l’atterrissage à lakeside derrière l’école et fais quelques petits cross autour de Sarangkot.</p>
<p>Finalement, le 23 décembre, le père Noël passe en avance et m’apporte finalement ma voile. Après bien des péripéties, je l’ai finalement reçue et je peux maintenant penser à la suite du voyage. Je me donne encore deux jours pour voler ici puis direction l’Inde où il me reste deux semaines pour rejoindre Chennai d’où je prendrai l’avion pour la Thaïlande le 10 janvier.</p>
<p><strong>Mercredi 24 décembre :</strong></p>
<p>Alors que tout le monde se prépare à fêter Noël en Europe, nous on se prépare pour une nouvelle journée de vol, mon avant dernière ! Je monte donc ce matin avec ma voile toute neuve, impatient de l’essayer pour voir ce qu’elle a dans le ventre…</p>
<p>Je fais quelques gonflages pour vérifier qu’il n’y a pas d’anomalie puis fais un vol court pour la prendre en main et vais me poser à Maya Devi. Les autres atterrissent peu après moi et on remonte ensemble pour un deuxième vol. Les conditions aujourd’hui sont au top après 5 jours pas terribles dominés par les nuages. Aujourd’hui c’est le jour pour en profiter.</p>
<p>Alors que je suis bien haut en direction de Lakeside, j’entend un bruit qui vient de mon aile. C’est un vautour paresseux qui vient de se poser dessus ! Je crie et il se barre, je continue ma route, pourvu qu’il n’ai pas sorti ses serres ! L’aile répond normalement en tout cas. Je vais finalement me poser derrière l’école. Après 1h30 de vol. Je vérifie mon aile qui n’a rien et vais attendre les autres qui se sont posés à Maya Devi.</p>
<p>Ce soir, c’est réveillon de Noël même si ça nous semble un peu étranger ici. On se retrouve à quelques uns pour aller manger. L’équipe est internationale : Belge, Français, Américain, Anglais, Allemand et suisse sont autour de la table. Flo nous sort ses bouteilles de piña colada et remplit discrètement les verres. Les repas ne sont pas différents de d’habitude avec pizza, steak, pâtes ou autres plats indiens mais on passe un bon moment ensemble pour un réveillon pas comme les autres.</p>
<p>Il est finalement 10h quand tout le monde rentre dormir. On a quand même eu un beau cadeau de Noël : les conditions d’aujourd’hui qui nous on fait un super vol !</p>
<p><strong>Jeudi 25 décembre : </strong></p>
<p>Merry christmas, température ce matin : 20°. Je déjeune au soleil comme tous les jours avec une crêpe à la banane et un lassi. C’est la première fois que je suis en short et en t-shirt le jour de Noël…</p>
<p>C’est mon dernier jour de vol aujourd’hui, demain je prends la direction de l’Inde après presque deux mois passés au Népal. Les conditions sont de nouveau bonnes aujourd&#8217;hui et je fais deux beaux vols sur ma journée.</p>
<p>Le soir c’est les grands adieux ! Je vais manger avec la bande de pilotes avec qui je vole et tous me souhaitent bonne chance pour la suite de mon voyage. Certains font comme moi et font un long voyage, d’autres sont à Pokhara pour 6 mois juste pour voler. Encore une fois, c’est difficile de quitter des amis et de se remettre en route mais après deux mois passés au même endroit, l’appel de la route et de l’inconnu me démange même si je sais que les jours prochains risquent d’être difficiles pour moi. J’espère bien revenir à Pokhara pour voler et faire un SIV d’ici un an ou deux et revoir du monde si on ne s’est pas revus ailleurs entre temps.</p>
<p>C’était en tout cas une super expérience inattendue. J’étais arrivé au Népal pour deux semaines en pensant faire un trek, j’y suis resté deux mois et j’ai appris le parapente ! C’est ce que j’aime particulièrement dans ce voyage, pouvoir changer mes plans et ne pas avoir de ligne à suivre. C’est la liberté totale. Ca faisait longtemps que je voulais faire du parapente, j’avais l’opportunité, le temps et l’argent pour le faire donc je n’ai pas hésité et me suis lancé.</p>
<p>En tout cas, après bientôt trois mois et demi de voyage, le bilan est plus que positif. J’ai découvert des super pays, rencontré un nombre incroyable de gens et me suis fait de nouveaux amis que je retrouve avec plaisir au fil de ma route. Quand j’étais en Mongolie, on s’était fixé rendez vous avec Steffen et Tanja au Népal ce qui semblait un peu improbable quand on pense qu’on a déjà du mal à faire 100km pour retrouver des amis dans nos pays mais ça a marché !</p>
<p>Mais pour moi, l’heure à sonné du retour à la réalité. Je dois faire mes bagages car demain je prends le bus à 7 heure pour Sunauli, une des frontières entre le Népal et l’Inde. La tâche est ardue malgré le colis que j’ai renvoyé en Belgique avec tout le superflu. Il faut dire que j’ai maintenant mon parapente avec moi et que même si ce n’est pas si lourd (10kg), c’est vachement volumineux.</p>
<p>J’ai acheté un faux petit duffle north face pour transporter mes affaires vu que j’ai renvoyé mon sac à dos en Belgique. Je mets le duffle dans le fond du sac de mon parapente puis je mets le parapente, la sellette et le secours au dessus et compresse un maximum le sac pour qu’il ne soit pas trop énorme avec ses 200 litres. Le sac fait un peu plus de 20 kilos et n’est pas si gros pour un sac de parapente mais je risque de faire sensation avec mon énorme sac sur le dos !</p>
<p>Pour l’heure, il est temps de me coucher. Il est déjà 23h30 et la nuit sera courte.</p>
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		<title>Photos : Cross country Sirkot</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 10:07:14 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Népal]]></category>

		<category><![CDATA[Photos]]></category>

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		<title>Repos à Pokhara</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Dec 2008 09:58:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>G</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Carnets]]></category>

		<category><![CDATA[Népal]]></category>

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		<description><![CDATA[Dimanche 23 novembre :
Les cours de parapente terminés, je vais avoir du temps pour me reposer et explorer Pokhara plus en profondeur, d’autant que je ne suis plus seul mais que Camilo et Martin sont avec moi. En plus, j’ai commandé un parapente et je dois attendre qu’il arrive pour pouvoir voler parce que celui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dimanche 23 novembre :</strong></p>
<p>Les cours de parapente terminés, je vais avoir du temps pour me reposer et explorer Pokhara plus en profondeur, d’autant que je ne suis plus seul mais que Camilo et Martin sont avec moi. En plus, j’ai commandé un parapente et je dois attendre qu’il arrive pour pouvoir voler parce que celui que j’utilisais est reparti pour le cours initiation.</p>
<p>Ce matin, on retrouve Steffen et Tanja qui sont encore à Pokhara pour quelques jours et on part à 5 en bus local pour Mahandrapool, la zone commerçante de la ville. Martin veut acheter un vélo pour rejoindre Kathmandu pour aller récupérer le sien qui est stocké dans un hôtel. Steffen veut échanger la guitare qu’il a acheté quelques jours avant et qui est déjà cassée. On arpente les rues d&#8217;échoppe en échoppe pour trouver son bonheur. J’ai déjà vu des marchés plus intéressants que ça mais bon, ça nous occupe une grosse partie de la journée et on visite un nouveau quartier de la ville.</p>
<p>De retour à Lakeside, il est déjà 15h30 et le soleil commence à décliner. Chacun vaque à ses occupations : internet pour les uns, téléphone ou banque pour les autres puis on se retrouve tous le soir pour manger tous ensemble à la steak house pour notre morceau de viande hebdomadaire.</p>
<p>Tout le monde est bien fatigué et doit récupérer. La soirée n’est pas longue et bien vite on tombe de sommeil et on rentre à la guesthouse pour profiter de la nuit avant les klaxons qui démarrer à 6h du mat !</p>
<p><strong>Lundi 24 novembre :</strong></p>
<p>Rien de spécial aujourd’hui, la vie reprend son cours et on se repose en se faisant une journée cool. On flâne à la guesthouse et on fait un peu de rangement et de lessive jusque 14h avant de se décider à sortir pour manger. Il fait toujours beau comme tous les jours et on profite de l’après-midi dans la ville.</p>
<p><strong>Mardi 25 novembre :</strong></p>
<p>Aujourd’hui, c’est pique nique ! Comme on en a tous marre de manger au resto matin midi et soir et qu’on ne rêve que d’une chose, c’est d’avoir une cuisine, on décide d’organiser un pique nique au bord du lac ce midi. On se retrouve là à 8 et chacun apporte quelque chose : pain, garnitures, boissons, dessert. Un bon prétexte pour profiter du lac !</p>
<p><strong>Mercredi 26 novembre :</strong></p>
<p>Je vais ce matin à l’école de parapente prendre des nouvelles du mien. David m’annonce que tout est semble t il arrivé à Kathmandu. Les colis devraient quitter la douane demain et arriver à Pokhara vendredi si tout va bien. En attendant, toujours rien de dispo pour moi, je suis donc au chômage technique.</p>
<p>Camilo part demain pour Kathmandu où il va aller faire sa demande de visa pour l’Inde et récupérer les bagages qu’il avait laissé là bas puis il reviendra à Pokhara dès que possible. Martin, après être retourné au magasin de vélo a maintenant un vélo indien et état de marche. Je loue donc un vélo pour la journée pour partir faire un tour dans les environs avec Martin et Camilo.</p>
<p>On prend la route qui longe le lac, route qui perd bien vite son asphalte pour devenir une piste. Après 2h et quelques arrêts, c’est le bout de la route ! On pensait qu’elle faisait plus ou moins le tour du lac mais en fait c’est un cul de sac et on n’a pas d’autre option que de faire demi tour. On refait donc le chemin en sens inverse et on rentre à Pokhara alors que le soleil décline et qu’il n’est que 4h.</p>
<p>A force de démarrer nos journées pas très tôt, on n’a droit qu’à quelques heures de clarté, la nuit tombant vers 17h.</p>
<p><strong>Jeudi 27 novembre :</strong></p>
<p>Deuxième tentative à vélo. Cette fois je pars plus tôt avec Martin, Camilo étant parti pour Kathmandu, et nous quittons la ville vers 10h pour une destination inconnue. On prend les routes au hasard et on explore la vallée suivante, de village en village. A midi, on s’arrête pour un rapide dîner (tout est relatif) puis on continue de plus belle pour finir notre tour et revenir à Pokhara avant la nuit.</p>
<p>Fatigués mais contents (les vélos indiens sans vitesses ne sont pas les plus reposants à utiliser), on retrouve le soir un groupe de trekkeurs que Camilo et Martin ont rencontré sur le tour des Annapurnas et on passe la soirée avec eux à manger du poisson frais du lac dans une petite gargote au chaises en plastique (résultat des courses, 4 des 10 présents seront malades le lendemain mais comme d’hab, j’y échapperai).</p>
<p><strong>Vendredi 28 novembre :</strong></p>
<p>Déjà le sixième jour depuis la fin des cours. C’est dingue comme le temps passe vite et comme on en perd la notion quand on voyage une longue période comme moi.</p>
<p>Après mes traditionnelles crêpes aux bananes du matin, je passe faire un tour à Blue Sky pour prendre des nouvelles de mon parapente. Les colis sont arrivés, seul problème, Fedex s’est planté et en a échangé deux…</p>
<p>Celui contenant ma voile est parti dans un pays arabe et nous avons reçu le leur. Résultat des courses, j’ai juste ma sellette et mon parachute de secours et je vais pouvoir attendre que l’autre colis retrouve le chemin du Népal puis franchisse à nouveau la douane. Merde…</p>
<p>En attendant, je ne peux toujours pas voler. Heureusement, à partir de lundi il y aura une voile disponible pour moi à l’école et je pourrai voler avec en attendant que la mienne arrive. Je déballe quand même mon nouveau matériel et installe le secours sur ma sellette et l’essaye sur le portique. La taille est bonne et à première vue ça m’a l’air plus confortable que celle avec laquelle je volais. J’ai hâte d’essayer tout ça en vol !</p>
<p>Pour prendre mon mal en patience, je pars avec Martin en bateau sur le lac. On loue une barque pour la journée et c’est parti pour 5 heures à ramer en essayant de faire avancer ce foutu bateau. On arrive vite à la conclusion qu’on est assez nul en voyant notre vitesse comparée à celle des autres bateaux mais on passe un bon moment à explorer les différents recoins du lac qui, mine de rien, est quand même assez grand !</p>
<p><strong>Samedi 29 novembre :</strong></p>
<p>Journée cool dans Pokhara. Steffen et Tanja partent demain pour la Malaisie et on passe une dernière journée avec eux à jouer aux cartes sur leur terrasse avant de louer à nouveau un bateau pour faire cette fois un tour à 4 sur le lac.</p>
<p>Le soir, on a la surprise de voir que Camilo est déjà de retour. Il a expédié tout ce qu’il avait à faire à Kathmandu et a eu de la chance avec les ambassades. Il prend le bus mercredi prochain pour l’Inde donc on a encore 3 jours à passer ensemble à Pokhara.</p>
<p><strong>Dimanche 30 novembre :</strong></p>
<p>Je trépigne ! Ca fait une semaine que je ne vole pas et les conditions climatiques sont excellentes pour voler. Heureusement qu’à partir de demain je pourrai à nouveau voler parce que je commence un peu à tourner en rond dans la ville après 4 semaines.</p>
<p>Sur un coup de tête, on décide que le bruit de la rue a assez duré et qu’on en a marre de se faire réveiller à 6h du mat par les klaxons. Il n’y a qu’une solution : changer de guesthouse ! Il est déjà 10h30 et le check out doit se faire avant midi. Il n’y a pas une minute à perdre, il faut boucler nos sacs. Après un mois passé au même endroit, ce n’est pas vraiment facile…</p>
<p>A 11h50, mission accomplie ! Je paie ma facture faramineuse de 4 semaines et nous voilà dans la rue avec nos sacs à la recherche d’une nouvelle maison. On prend les petites rues pour trouver quelque chose de plus calme et on finit par trouver une petite guesthouse bien calme et bon marché. Il y a même un court de tennis ! Adjugé, on s’installe là ! Ma chambre privée me coûte 3€ la nuit comme la précédente mais est bien mieux. Il m’aura quand même fallu un mois avant de me décider à changer…</p>
<p>Pour continuer sur la lancée, je décide aussi de faire une sélection drastique dans mes bagages et de renvoyer un colis en Belgique avec tout le superflu et les babioles achetées en cours de voyage. Vu que j’aurai mon parapente qui fait 10kg, le reste de mes bagages ne doit pas peser lus de 10kg si je veux rentrer dans les 20kg de bagages autorisés par les compagnies aériennes. Après 3 tris successifs, mission accomplie. C’est pas moins de 16kg qui prennent la direction de la Belgique. Arrivée prévue d’ici 10 jours…</p>
<p>Tout ça m’occupe une bonne partie de la journée. C’est ma dernière journée repos, à partir de demain je me remet à voler et si tout va bien, mardi et mercredi je vais participer à une nouvelle expédition de vol. Cette fois on ira à Sirkot, à 35 km d’où on volera en cross country pour essayer de rentrer jusqu’à Pokhara.</p>
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		<title>Inde</title>
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		<pubDate>Sun, 21 Dec 2008 13:18:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>G</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Destinations]]></category>

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		<title>Parapente - part 3</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Dec 2008 13:56:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>G</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Carnets]]></category>

		<category><![CDATA[Népal]]></category>

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		<description><![CDATA[Lundi 17 novembre :
Pas de repos cette fois ci, pour des raisons de timing on enchaîne directement sur la troisième semaine de cours. La fatigue se fait sentir et j’ai de plus en plus de mal à me lever !
Nous ne sommes plus que 3 dans le cours : moi, Sandro et Billy. Le but [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lundi 17 novembre :</strong></p>
<p>Pas de repos cette fois ci, pour des raisons de timing on enchaîne directement sur la troisième semaine de cours. La fatigue se fait sentir et j’ai de plus en plus de mal à me lever !</p>
<p>Nous ne sommes plus que 3 dans le cours : moi, Sandro et Billy. Le but de la journée d’aujourd’hui est de bien se mettre en confiance parce que demain est une journée spéciale : on part en expédition.</p>
<p>Patrick nous a proposé de nous joindre à l’expédition qui va à Korchon. Le principe est que le premier jour on monte à pied jusqu’au décollage à 3200 mètres d’altitude, on bivouaque là et le lendemain matin on décolle et on essaie de rentrer jusque Pokhara en volant !</p>
<p>En attendant, on monte ce matin à Sarangkot pour se faire un premier vol tranquille en attendant les thermiques puis on remonte vers midi pour avoir les meilleures conditions. Je décolle, monte dans le thermique et je vais jusqu’à la base du nuage 500 mètres au dessus du décollage ! Entre temps, les autres ont décollé et me suivent. Yannick ferme la marche et nous guide à la radio.</p>
<p>Comme on est très hauts, on part pour notre premier petit cross country. On suit l&#8217;arrête et on fait le tour de la vallée avant de la retraverser et de retourner se poser à Maya Devi ! 45 minutes de vol et notre premier cross country dans la poche. Vraiment super ! On attend demain avec impatience pour aller à Korchon.</p>
<p>A 17h, on se retrouve à l’école pour le briefing pour l’expé. Il faut amener nos sacs ce soir parce que les porteurs partiront plus tôt demain matin. Mon sac ne sera pas compliqué à faire, mon parapente, mon sac de couchage, pas de matelas ni de tente, on bivouaquera dans nos ailes ! On embarque le strict minimum parce qu’après il faudra voler avec tout. L’avantage ici, c’est qu’on ne doit pas prévoir de bouffe vu que tout est organisé par le staff de l’école et pris par les porteurs.</p>
<p>Je me couche tôt ce soir, je sais que la journée de demain sera éprouvante. On commencera à marcher à 1200 mètres d’altitude et le camp est à 3200 mètres. 2000 mètres de dénivelée dans la journée, je vais le sentir passer, c’est clair !</p>
<p><strong>Mardi 18 novembre :</strong></p>
<p>Réveil à 6h au bruit des klaxons comme tous les jours. Je descend dans la rue prendre un rapide petit déjeuner puis retrouve les autres à Blue Sky pour le départ pour Korchon. On embarquer à 20 dans le minibus et c’est parti pour 1h de route jusqu’à notre point de départ.</p>
<p>Patrick et Yannick nous accompagnent et Babou s’occupe de l’intendance. On a 20 porteurs avec nous ce qui fait une caravane de 40 personnes qui quitte la vallée et attaque les milliers de marches qui nous mèneront 2000 mètres plus haut pour bivouaquer.</p>
<p>Heureusement, je n’ai que mon petit sac sur le dos avec juste de l’eau, des vêtements et mon appareil photo. Difficile e trouver un rythme sur ces satanés escaliers. Après 40 minutes et 300 mètres de dénivelé, nous arrivons dans un village où nous faisons notre premier arrêt. Babou qui court dans les montagnes nous a précédés et est déjà occupé à préparer un Dhal Bhat avec l’aide des porteurs.</p>
<p>Au Népal, le Dhal Bhat est le plat national. Ils mangent ça matin, midi et soir. Il s’agit en fait d’un plat comprenant plusieurs aliments : du riz, des légumes au curry (patates et choux fleur généralement), des légumes cuits (épinards par exemple), de la viande (en option) et dans un petit bol, de la soupe de lentilles. Chaque Dhal Bhat est un petit peu différent et c’est toujours une surprise !</p>
<p>Nous voilà donc vers 10h30 à attaquer notre dhal bhat en guise de déjeuner dîner. L’estomac bien rempli, nous reprenons notre marche, laissant le support technique tout ranger puis nous rattraper à toute vitesse.</p>
<p>Le redémarrage est difficile en pleine digestion et les marches n’aident pas au problème. On prend donc notre mal en patience et nous montons lentement mais sûrement vers Korchon. Patrick et Yannick foncent devant pour trouver un endroit de bivouac, je monte avec Sandro, Claire sa femme, Billy, Milan, Michal, Jo un pilote marseillais, un allemand et un groupe de 4 valaisans. Derrière, un groupe de pilotes sauvages tchèques sont à la traîne et font moins les fiers que dans le ciel !</p>
<p>Au fur et à mesure de la montée, nous quittons la forêt et passons au dessus des nuages. On continue sur la crête, l’alti indique 2600 mètres… Courage, plus que 600 mètres de dénivelée !</p>
<p>Ces derniers 600 mètres sont les plus pénibles mais on s’accroche et finalement on arrive au sommet vers 14h30. Pour les plus rapides, on aura mis 4 heures à monter les 2000 mètres de dénivelée, bon rythme ! Les suivants arrivent petit à petit et c’est vers 16h30 que notre groupe est finalement au complet.</p>
<p>Le soleil décline et nous offre un superbe coucher de soleil, les valaisans débouchent les bouteilles de vin et le campement s’installe doucement. Babou est à la cuisine et nous prépare pop-corns et croupouks pour un super apéro à 3200 mètres. La cuisine tourne de main de maître et bientôt nous avons droit à une super soupe pleine de légumes frais puis à des pâtes au légumes aussi avant de finir tous ensemble autour du feu avec un punch géant composé de rhum, de sucre et d’ananas pour lutter contre le froid.</p>
<p>Tout le monde est bien crevé et rassasié, je prépare mon lit pour la nuit. C’est un bivouac donc pas de tente et pas de matelas. En fait, on a la chance d’avoir nos parapentes qui font de parfaits sursacs. Je me met dans mon sac de couchage et m’enroule dans ma voile. L’air dans les caissons joue son rôle isolant et le tissu me protège de l’humidité. Ma montre indique une température de -9°, je m’endors en contemplant les étoiles.</p>
<p><strong>Mercredi 19 novembre :</strong></p>
<p>Je suis réveillé par le bruit de la neige sur ma voile. Quoi, de la neige ? Moment de doute, je regarde le ciel bien nuageux ce matin en me disant que le décollage n’est pas pour tout de suite. Il est 6h30 et tout le monde commence à émerger, je n’ai pas eu froid mais la pellicule de glace sur ma voile témoigne des températures de la nuit !</p>
<p>Babou est déjà debout et a été chercher de l’eau avec quelques porteurs. Le petit déjeuner suit avec l’arrivée du soleil vers 8h30. C’est l’avantage du Népal, il ne fait jamais mauvais bien longtemps et le soleil brille presque tous les jours. Les nuages se dissipent lentement, ça devient bon ! D’ici 2 heures on devrait pouvoir décoller une fois que le soleil aura suffisamment chauffé le sol pour déclencher les thermiques.</p>
<p>En attendant, on range le campement et prépare notre matériel. Je joue le jeu du vol bivouac et range mon sac de couchage et mes vêtements dans ma sellette, je vais voler avec tout mon matériel. Une fois tout rangé et nos parapentes prêts, Patrick et Yannick nous font le briefing. L’objectif est simple : essayer de rentrer à Pokhara en jouant avec les thermiques. En attendant le décollage, on se relaxe au soleil avant la concentration pour notre vol.</p>
<p>11h, on attaque ! Patrick ouvre le vol et se prépare à décoller. Des vents froids descendent de l’Himalaya ce qui ne nous facilite pas la tâche. Les thermiques ne sont pas assez importants pour les contrer. Patrick tente un gonflage, attend de meilleures conditions, réessaie, hésite, attend encore et finalement se lance parce qu’il faut bien y aller. C’est le grand plongeon, aucun thermique en vue. Patrick commente en radio, changement de plan de vol, on va tout droit en plané le plus loin possible ! Pas de thermiques vue…</p>
<p>Je décolle après deux autres et tente de ne pas perdre trop d’altitude. La vue est superbe et l’ambiance du vol géniale malgré les conditions pas optimales. Devant moi je vois Patrick et Billy qui volet à deux et sont déjà bien plus bas. Ils vont poser après 10 km dans un champs de riz. Je passe au dessus d’eux et m’engage dans la vallée de Pokhara, je longe la rivière et repère une zone d’atterrissage possible proche de la route pour pouvoir prendre un bus pour Pokhara. Je continue à avancer et finalement, après 13 km parcourus en 40 minutes, je me vache dans un champ entre la rivière et la route en faisant gaffe aux lignes électriques.</p>
<p>Le temps de prévenir à la radio que j’ai bien atterri et la moitié du village m‘entoure déjà. Impossible d’atterrir quelques part sans attirer les curieux. Je commence à plier ma voile et voit Sandro qui s’engage dans la vallée. Je lui signale ma position à la radio et il vient se poser près de moi, bien content que quelqu’un ait testé l’atterro avant lui. Max et Alain, deux des suisses suivent et nous rejoignons la route à 4 à la recherche d’un bus.</p>
<p>Le bus local bondé arrive, nous montons sur le toit et rentrons à Pokhara, heureux de notre vol, court mais excellent quand même. Un dernier taxi et nous sommes à Blue sky où nous allons signaler notre retour pour ne pas qu’ils nous cherchent inutilement puis allons manger un repas bien mérité en terrasse au bord du lac.</p>
<p>Je passe le reste de l’après-midi tranquillement dans la ville puis retrouve tout le monde le soir pour un repas avec ceux qui quittent le Népal demain.</p>
<p><strong>Jeudi 20 novembre :</strong></p>
<p>On reprend les cours ce matin en montant à Sarangkot pour un vol cool. On essaie de monter dans les thermiques mais ils sont très petits aujourd’hui et je me retrouve bien vite à aller atterrir en rasant les arbres pour rentrer.</p>
<p>On remonte direct en espérant que ce soit mieux après. Yannick nous suit à la radio et on arrive à rester un peu plus longtemps en l’air mais pas à monter suffisamment pour partir en petit cross. Il y a foule dans le ciel et on décide de s’en écarter pour aller se poser.</p>
<p>Petite journée aujourd’hui, cet après midi, pas de cours théoriques, on termine la journée tôt et on en profite pour se reposer et essayer de récupérer un peu de notre fatigue. On en a bien besoin !</p>
<p><strong>Vendredi 21 novembre :</strong></p>
<p>Aujourd’hui c’est mon anniversaire et déjà l’avant dernier jour de cours. L’objectif de la journée est simple : monter dans les thermiques !</p>
<p>On attaque par un petit vol plouf en attendant que les conditions deviennent bonnes et on remonte direct pour un second vol. Cette fois on est au bon moment et on attaque les thermiques. Bien vite, je me retrouve au dessus du décollage puis j’essaie de rester en l’air.  Je fais un vol de 45 minutes avant d’aller me poser, bien content de mon vol.</p>
<p>On a tous bien volé mais il est encore tôt et les conditions sont toujours bonnes. On en profite et on remonte pour un troisième vol ! Il est 2h30 quand on décolle et le soleil décline déjà. Plus de gros thermique à cette heure ci mais un vol en douceur en collant le relief pour utiliser le vent de pente tout en profitant de la vue. Je me pose en douceur après 25 minutes de vol.</p>
<p>Mais ce n’est pas fini ! Après avoir eu un cours théorique, on attaque l’apéro puis on va manger à plusieurs pour fêter mon anniversaire. On est 8 autour de la table et on passe une super soirée, profitant de l’occasion pour tester les vins de Krishna, notre ami népalais  qui a un resto au coin de la rue. Je m’endors en me disant que c’est la première fois que je n’étais pas en Belgique pour mon anniversaire…</p>
<p><strong>Samedi 22 novembre :</strong></p>
<p>Dernier jour de cours. Après 15 jours intensifs, on arrive à la fin de note formation. On ne fera qu’un vol parce qu’après on retourne sur la pente école puis on doit passer l’examen de pilote. On se donne donc rendez vous plus tard, à 10h pour monter à Sarangkot et profiter des meilleures conditions de la journée.</p>
<p>Arrivés au déco, le champ est libre et les pilotes déjà en vol ont l’air de bien monter. On ne se fait pas prier et on décolle illico. Yannick nous précède et repère le terrain, je décolle en dernier et vais rejoindre les thermiques. Je monte, m’accroche et bientôt je suis plus haut que Sarankot. On est tout les 4 bien hauts, Yannick part en premier et on le suit dans le cross qu’on avait déjà fait il y a quelques jours. Je profite à fond de ce dernier vol, les vautours nous montrent les thermiques et nous poursuivons notre chemin jusqu’à l’atterro où nous nous posons sans encombre. Mission accomplie !</p>
<p>On reprend alors la jeep et on fonce vers la pente école. Patrick y est avec les élèves débutants qui apprennent à gonfler leur voile comme nous il y a 15 jours. Nous on est là pour s&#8217;entraîner au décollage face voile. On passe deux heures à essayer puis quand tout le monde à son compte, on rentre à Pokhara pour passer l’examen  de pilote.</p>
<p>Après avoir répondu aux 30 questions, Yannick corrige avec nous. Je m’en tire bien avec un beau 50 sur 60. Sandro et Billy répondent bien aussi, clôturant ainsi nos cours en beauté. Nous sommes maintenant des pilotes brevetés et on peut voler en solo sans moniteur. Notre licence internationale sera prête demain.</p>
<p>Pour patienter jusque là, on va fêter ça comme il se doit avec Patrick et Yannick.</p>
<p>Il est 22h30 (le milieu de la nuit pour le Népal) quand je rentre à mon hôtel. Je rentre dans ma chambre, ferme la porte et me prépare à prendre une douche quand j’entends quelqu’un qui m’appelle dans le couloir.</p>
<p>C’est Camilo ! Il est rentré du trek de l’Annapurna avec Martin et ils se sont installés dans la chambre voisine ! Aussitôt, on est de nouveau dehors pour aller boire une bière et fêter leur arrivée, oubliant la fatigue et profitant du moment. On se raconte nos aventures respectives, ça fait maintenant 3 semaines qu’on s’est quittés à Kathmandou et on va pouvoir passer quelques jours ensemble à Pokhara.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="606" height="406" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="flashvars" value="&amp;offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157610148575420%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157610148575420%2F&amp;set_id=72157610148575420&amp;jump_to=" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=63961" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="606" height="406" src="http://www.flickr.com/apps/slideshow/show.swf?v=63961" allowfullscreen="true" flashvars="&amp;offsite=true&amp;lang=fr-fr&amp;page_show_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157610148575420%2Fshow%2F&amp;page_show_back_url=%2Fphotos%2Fonemedia%2Fsets%2F72157610148575420%2F&amp;set_id=72157610148575420&amp;jump_to="></embed></object></p>
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		<title>Parapente - part 2</title>
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		<pubDate>Wed, 10 Dec 2008 09:25:19 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Carnets]]></category>

		<category><![CDATA[Népal]]></category>

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		<description><![CDATA[Mercredi 12 novembre :
Début de la deuxième semaine de cours. On retrouve Patrick et Yannick et on monte à Mandredunga. L’objectif de ce matin est simple : se remettre en confiance, refaire les exercices de la semaine passée puis essayer d&#8217;atterrir à Pame sans instructions à la radio, Yannick intervenant juste en cas de besoin.
Tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Mercredi 12 novembre :</strong></p>
<p>Début de la deuxième semaine de cours. On retrouve Patrick et Yannick et on monte à Mandredunga. L’objectif de ce matin est simple : se remettre en confiance, refaire les exercices de la semaine passée puis essayer d&#8217;atterrir à Pame sans instructions à la radio, Yannick intervenant juste en cas de besoin.</p>
<p>Tout se passe bien et on boucle rapidement notre premier vol. La confiance retrouvée, on est maintenant prêts à retourner voler à Sarangkot. A partir de maintenant, on volera toujours là et plus à Mandredunga.</p>
<p>On enchaîne directement et on prend la navette pour monter au déco. Les tandems viennent de décoller, on a le champs libre et on en profite. On décolle, avance jusqu’au dessus du lac puis on commence les exercices. Wingovers, Patrick m’assiste à la radio : “met de la commande, le poids à gauche, inverse”, je me retrouve au même niveau que mon aile qui est maintenant à côté de moi puis j’inverse de l’autre côté, bascule, remonte. Impressionnant ! Un peu plus de coordination et de commande et je monterai au dessus de mon aile et ferai des véritables wingovers.</p>
<p>Patrick garde un oeil sur mon altitude et me signale qu’il est temps de commencer mon approche. Je me concentre et vais poser à Maya Devi en suivant ses instructions. Il est déjà 14h30, on met le cap sur Lakeside et on se donne une heure pour aller manger un bout. Ici, tout prend du temps et il vaut mieux prévoir large si on veut aller manger ! On se retrouve à l’école vers 16h pour un cours théorique d’aérologie. D’ici quelques jours on va commencer à jouer avec les thermiques et à essayer de monter.</p>
<p><strong>Jeudi 13 novembre :</strong></p>
<p>Après la journée de reprise de hier, on continue la deuxième semaine de cours en montant directement à Sarangkot. Ce matin, il fait assez couvert et il n’y a aucun vent. On attend un peu, toujours rien, pas de thermiques, pas un souffle…</p>
<p>Patrick décolle le premier, comme on n’a pas la vitesse du vent pour gonfler la voile, il faut courir, c’est le grand plongeon. Le plan de vol et simple, rejoindre l’atterro ! En 6 minutes le vol est bouclé et j’ai atterri 700 mètres plus bas.</p>
<p>Après le plouf du matin, les conditions s’améliorent un peu et on décide de remonter. Les conditions sont toujours très calmes mais il y a un peu plus de vent et on peut faire un tranquille deuxième vol.</p>
<p><strong>Vendredi 14 novembre :</strong></p>
<p>Aujourd’hui les conditions sont nettement meilleures. On monte direct au décollage mais c’est déjà la file, les tandems décollent les uns après les autres avec leurs passagers par toujours très rassurés puis nous nous faisons une place parmi les pilotes solo qui veulent profiter des thermiques.</p>
<p>Je décolle et Yannick me guide à la radio. Il me dirige vers un petit thermique à l’écart de la grappe de parapentes qui tournent dans le principal. Je sens que je rentre dedans, mon aile tire sur ma sellette, Yannick me dirige et je commence un 360° vers la gauche. J’enroule le thermique et je me mets à monter avec la masse d’air ! Un tour, deux tours, je sors et perds le thermique.</p>
<p>Pour la première fois je suis monté dans un thermique. L’objectif est atteint, je continue vers le lac pour aller faire quelques exercices puis vais atterrir à Maya Devi.</p>
<p>Tout le monde n’a pas eu la même chance : Milan n’a rien trouvé et est venu poser directement. C’est tout le jeu du parapente et rien n’est jamais gagné d’avance !</p>
<p>On remonte l’après-midi après avoir fait une pause sandwich et on redécolle pour tenter d’enrouler les thermiques et de monter au dessus du niveau du décollage. Cette fois, c’est mission accomplie pour tout le monde grâce à Yannick qui se démène à la radio pour nous guider.</p>
<p><strong>Samedi 15 novembre :</strong></p>
<p>Aujourd’hui il y a un nouveau cours SIV (Simulation d’Incidents de Vol), c’est la grande affluence au décollage entre les tandems, les pilotes solo, le cours SIV et nous. David, le directeur de l’école organise tout ça : ce sera un décollage pour le SIV, un pour nous et le troisième pour les tandems. Les pilotes solo attendront…</p>
<p>On est donc partis et comme hier on essaie de prendre les thermiques. J’en trouve un et commence à monter dedans puis quand j’ai assez d’altitude, je me dirige vers le lac pour faire les exercices du jour. Comme il y a le cours SIV, le bateau et les kayaks sont sur le lac pour récupérer les éventuels pilotes qui tomberaient à l’eau. Patrick nous a concocté un exercice spécial, sorte de mini SIV…</p>
<p>Quand on est bien au dessus du lac, il faut simuler une fermeture d’une partie de l’aile. Elle se dégonfle alors et cesse de voler. Le pilote perd la traction de la voile d’un côté de la sellette et “tombe” de ce côté, le parapente se met alors à tourner en 360° en autorotation et file vers le lac. Le but pour le pilote est de réagir en mettant son poids du côté qui vole encore et en corrigeant la trajectoire au frein tout en laissant la voile se réouvrir et se mettre à voler. On n’en mène pas large…</p>
<p>J’arrive donc au dessus du lac, tire sur les suspentes pour fermer le tiers gauche de mon aile. Je transfert mon poids, corrige la trajectoire et laisse réouvrir… Ouf ! C’est plus impressionnant que vraiment dur mais la suite arrive !</p>
<p>Il faut maintenant fermer 50% de l’aile. Je tire sur tout l’élévateur A et rebelotte, je me sens tomber, corrige et réouvre. On recommence en se laissant partir dans un début de rotation, c’est beaucoup plus dur pour en sortir car la force centrifuge complique tout mais grâce à ma voile école, je m’en sors et me remet en vol. Je me remet de mes émotions et vais atterrir.</p>
<p>Au sol, debriefing. Tout le monde est d’accord sur le fait que c’est plus impressionnant dans la tête qu’en vrai mais on est tous contents de l’avoir fait car les fermetures peuvent arriver dans le vol et notamment en thermique quand la masse d’air est plus turbulente et il vaut mieux savoir comment réagir.</p>
<p>Entre temps, Max, un des suisses qui suit de SIV loupe son exercice et part en autorotation. Il tourne, tourne, tourne et… plouf dans le lac ! Il en ressort avec un grand sourire !</p>
<p>Le journée n’est pas terminée et on remonte pour un deuxième vol. Pour moi, ce sera un petit plouf, je ne trouve pas de thermique et vient me poser sans aide à la radio, une première !</p>
<p><strong>Dimanche 16 novembre :</strong></p>
<p>Déjà le dernier jour du stage de progression. C’est aussi le dernier jour de vol pour Milan et Michal qui ne continuent pas pour la troisième semaine. Comme je n’ai pas trouvé de billet d’avion pour rejoindre Camilo sur le tour des Annapurnas, j’a décidé de poursuivre la troisième semaine de cours qui nous mènera au brevet de pilote. Le but aujourd’hui est d’arriver cet après midi à faire un vol seul sans aide à la radio du début à la fin.</p>
<p>Ce matin, on refait des exercices. Je décolle et vais au dessus du lac. Yannick me coache pour les wingovers. C’est parti, gauche, je monte, j’inverse le poids, je descent à droite, met de la commande et inverse. Je suis maintenant au niveau de mon ale qui est à côté de moi. J’inverse, un wing, deux wings, trois wings et… grosse fermeture ! Je n’ai pas donné assez de frein et la moitié de mon aile est fermée.</p>
<p>Le temps que je réagisse, je suis parti en autorotation. Je met le poids vers l’extérieur, mon aile se réouvre et se remet à voler, ouf ! Je reprend le contrôle et commence mon approche car il est temps d’aller me poser vu l’altitude que j’ai perdu. Comme quoi, ça valait le coup de s&#8217;entraîner hier à réagir au fermetures !</p>
<p>On remonte direct pour le deuxième vol. Pas d’exercice si ce n’est en profiter et faire l’intégralité du vol sans aide à la radio, Patrick au sol n’intervenant qu’en cas de nécessité. Je fait mon vol nickel et viens me poser à Maya Devi. Mission accomplie, nous avons maintenant notre brevet Para Pro 2 !</p>
<p>On se retrouve tous le soir pour fêter ça autour d’une bière et d’un bon repas à la Steak House !</p>
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