Xining

G - 4 nov 2008

Par G • 4 nov 2008 • Catégorie: Carnets, Chine

Lundi 20 octobre :

On n’a a peu près pas fermé l’oeil de la nuit. Le train continue sa route, le contrôleur réveille toujours les gens pour balayer et les passagers parlent toujours aussi fort. On décompte les heures et finalement, alors qu’on y croyait plus, le train arrive à Xining vers 15h !

Notre aventure n’est pas terminée. On doit trouver notre auberge mais on a uniquement l’adresse en anglais et pas en mandarin. Une passagère de l’autre bout du train nous abord en anglais et tente de nous aider. Elle nous trouve un téléphone pour appeler l’auberge pour avoir l’adresse mais avant qu’on ait le temps de téléphoner, un type nous accoste. C’est un guide touristique et il connaît notre auberge. Il donne l’adresse à un chauffeur de taxi qui nous conduit finalement à notre destination.

Notre auberge se trouve au 15è et dernier étage d’un nouvel immeuble d’habitation et fait face au centre sportif de la ville où trône fièrement… le mur d’escalade de l’étape de coupe du monde qui a lieu ici ! J’ai donc vue sur le mur depuis ma chambre. Il y a même un pan dans l’auberge.

L’auberge est moderne et très agréable. Nous découvrons que notre agence pour le Tibet fait partie de l’auberge. Le hasard fait bien les choses ! La nuit tombe déjà sur Xining et nous nous mettons en quête d’un restaurant où manger.

Après quelques tentatives infructueuses, personne ne parlant anglais et les menus n’ayant pas de photos, nous nous installons finalement dans un resto à fondue. On n’y comprend rien et tout le staff du resto tente de nous aider mais la communication est impossible. On commande donc sans vraiment savoir ce que l’on va manger.

La fondue arrive et on comprend l’étendue de notre erreur. Le bouillon est en fait un bouillon de piments rouges. Rien que de tremper les baguettes dedans et de goûter, on a la bouche en feu. Résignés, on plonge notre viande dedans (on ne sait toujours pas ce que c’était comme viande) et nos légumes et on essaie de résister aux piments. Je crois bien que ni moi ni Camilo n’avions déjà mangé quelque chose d’aussi pimenté. On a l’impression de brûler de l’intérieur. On sort de là et rentrons vers l’auberge. Chocolat chaud au programme pour tenter d’éteindre l’incendie en jurant de ne plus jamais commander à l’aveugle.

Mardi 21 octobre :

Après notre nuit blanche de train, on a bien dormi et on la joue plutôt cool ce matin. Après un petit déjeuner tranquille à la guesthouse et avoir retrouvé Martin avec qui on va aller au Tibet et qui est ici depuis quelques jours, je pars avec Camilo en bus local pour un monastère tibétain situé à 30 kilomètres. La route est mauvaise et les arrêts nombreux. Il nous faut 1h30 pour arriver jusque là.

Le monastère est intéressant mais son côté musée, ses gardes chinois et ses moines surgissant de nulle part dès qu’on rentre quelque part nous font plus penser à Disneyland qu’à un véritable monastère tibétain. Heureusement, on n’a pas payé l’entrée au prix excessif.

C’est donc un peu déçus qu’on rentre à Xining sous un orage incroyable. On a hâte d’arriver au Tibet. Encore un jour à passer dans la ville puis on prendra le train pour Lhasa. En attendant, on se repose et on profite de la guesthouse. Reka doit arriver demain. Notre groupe sera alors au complet.

Mercredi 22 octobre :

Hier, Martin a rencontré un moine tibétain qui vit au monastère situé sur les hauteurs de Xining. On a rendez vous avec lui ce matin pour parler anglais. Il apprend l’anglais depuis 4 mois et nous passons la matinée à parler avec lui.

On continue la journée par la traditionnelle visite du marché puis nous déambulons le reste de la journée dans la ville. On se repose un peu avant notre départ pour le Tibet. Vu le peu de temps qui nos est alloué, le rythme va être soutenu.

Quand nous rentrons à l’auberge, Reka nous accueille et nous discutons des jours à venir autour d’une tasse de thé. Elle est ausi venue en train “hard seat” mais depuis Xian, évitant ainsi la longue nuit blanche.

Notre train pour le Tibet part demain soir. Cette fois on aura des couchettes, l’agence a réussi à nous en trouver. On a encore une journée complète pour préparer nos sacs, faire quelques courses et pour Reka, visiter un peu Xining.

Jeudi 23 octobre :

Dernier jour à Xining avant notre départ vers le Tibet. Notre train est à 20h28 ce soir, on peu donc se la jouer cool. Petit déjeuner, lecture et écriture nous occupent jusque 14h avant d’aller retrouver Badi, le moine tibétain pour aller manger avec lui près du marché.

Au menu : brochettes de légumes. On choisit ses brochettes, on les donne en cuisine et ils les cuisent et nous les servent dans un bouillon. Comme d’hab, le bouillon est super épicé mais le goût est plutôt bon et c’est pas cher.

Chacun s’occupe l’après-midi et nous nous retrouvons vers 19h à l’auberge pou le départ. On essaie de rentrer à 4 avec les sacs dans un taxi, mission impossible ! On en arrête donc un deuxième et c’est à deux par taxi que nous nous dirigeons vers la gare.

La gare est beaucoup plus petite qu’à Pékin ce qui facilite les choses. On n’échappe pas au désormais traditionnel passage aux rayons X puis on trouve facilement le quai où le train pour Lhasa attend notre embarquement.

Passeports, contrôle des permis (foutus chinois) et nous découvrons notre cabine. Il y a 6 couchettes mais nous ne sommes que 4 dedans. Le train est moderne (la ligne a été inaugurée en 2006) et chaque couchette a une valve d’oxygène en cas de besoin. Le propagande chinoise résonne dans les hauts parleurs, vantant les mérites du train et son apport au bonheur des tibétains.

Nous quittons Xining à l’heure prévue et nous préparons doucement pour la nuit. Dans 24h nous serons à Lhasa !

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Une Réponse »

  1. Encore moi. Superbes les photos tant attendues. En plus des ambiances de ville, des plats (hum!!!), on découvre tes copains…. A bientôt celles du Tibet….
    J’oubliais: Garance, la troisième fille de Bénédicte est née le 1N. Tout va bien. Bises

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